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samedi 27 juin 2009

Et voilà : le contrôle des emails fait son retour

Juridique - Avec Hadopi 2, le gouvernement réintroduit la notion de communications électroniques, ouvrant la voie à la surveillance de la messagerie. Par ailleurs, l’internaute condamné à une suspension d’Internet devra payer son abonnement.
Le gouvernement n'en démord pas ; il profite même du texte de loi complémentaire à la Hadopi pour durcir son dispositif. Ainsi le projet de loi relatif à la protection pénale de la propriété littéraire et artistique sur Internet réintroduit un point pourtant écarté il y a plusieurs semaines par les députés.
Ainsi, Hadopi 2, qui sera présenté par la ministre de la Justice, Michèle Alliot-Marie, et non plus par le ministère de la Culture, ne vise plus seulement les services de communication au public en ligne (dont les réseaux P2P), mais désormais aussi les moyens de communications électroniques.
La surveillance des emails écartée par les députés
Par cette dénomination de communications électroniques, il faut donc entendre notamment la messagerie, soit l'email. Or les députés avaient justement, lors de l'examen de loi Création et Internet à l'Assemblée nationale, écarté ce média afin de prévenir la mise en place d'un système de surveillance des e-mails.
Le gouvernement réintroduit un autre élément pourtant largement décrié lors des débats au Parlement : le paiement de l'abonnement Internet malgré la suspension du service par décision de la justice.
« La suspension de l'accès n'affecte pas, par elle-même, le versement du prix de l'abonnement au fournisseur du service. L'article L. 121-84 du code de la consommation n'est pas applicable au cours de la période de suspension » est-il ainsi précisé.
Le titulaire de la connexion tenu de payer son abonnement suspendu
Le titulaire de l'abonnement Internet pourra certes résilier son contrat auprès de son prestataire (si les clauses du contrat l'y autorisent), mais il devra prendre en charge l'ensemble des frais associés à cette résiliation.
Si la suspension de l'accès à Internet était la mesure phare de la Hadopi, dans la version 2 du texte, cette sanction devient complémentaire d'une « éventuelle » contravention. Cette peine complémentaire de suspension pourra être d'un an maximum, avec interdiction durant la même période de souscrire « un autre contrat portant sur un service de même nature auprès de tout opérateur. »
Hadopi 2 sera discutée à l'Assemblée nationale le 20 juillet prochain. En réintégrant dans son contenu des articles controversés, et écartés par les députés, le gouvernement semble désireux de réaffirmer son autorité, quitte à susciter de nouveau des débats houleux, y compris au sein de sa propre majorité.
Par Christophe Auffray, ZDNet France

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vendredi 24 avril 2009

L'Europe n'en veut pas, NKM fait de la résistance ...


Pendant que Hadopi :

mobilisation autour de l'UFC-Que Choisir pour créer une alternative
Société - Quatre associations, opposées au projet de loi Création et Internet, se regroupent pour réfléchir à une alternative au système actuel de diffusion des oeuvres culturelles.
Première action : une lettre ouverte aux parlementaires. (suite ci-dessous ...) http://www.zdnet.fr/themas/0,3800005031,39393416-4000091718q,00.htm
Après Valérie Pécresse, NKM invite les blogueurs à sa table
Nathalie Kosciusko-Morizet, secrétaire d’état à l’économie numérique, a invité quelques blogueurs pour leur faire part d’un heureux évènement de sa volonté de s’impliquer dans le développement des TIC en France. Compte-rendu informel.
Après le coup d’com’ de Valérie Pécresse en 2007, voici l’opération séduction de NKM en pleine tempête HADOPI.
Une vingtaine de blogueurs(euses) étaient invités à cette petite sauterie parmi lesquels l’entrepreneur Jean-Michel Planche (Witbe), Tristan Nitot (Mozilla), Koz (du blog koztoujours), Fred Cavazza…
Un participant contacté par TheInquirer précise qu’il y avait trois tables et que la secrétaire d’état a passé une vingtaine de minutes vers chacune pour engager quelques discussions “informelles”.
Le blogueur Koz a remarqué que “Nathalie Kosciusko-Morizet écoute énormément, le sentiment qu’elle m’a donné est une volonté de comprendre les positions des acteurs de l’économie numérique.”
Elle aurait également parlé d’une problématique bien connue, à savoir la protection des données personnelles à l’ère des réseaux sociaux. NKM se serait livrée à une rapide analyse comparative de l’importance donnée à cette protection en Europe et aux États-Unis.
Pour rappel, la secrétaire d’état s’est rendue il y a quelques jours au pays de l’oncle Sam et a eu l’occasion de rencontrer différents acteurs majeurs de l’économie numérique mondiale (Google, Mozilla…).
Autre voyage qui aurait été évoqué, celui effectué récemment en Corée du sud, pays réputé pour le développement (très) avancé du (très) haut débit.
Enfin, le sujet brûlant du moment en France, la loi HADOPI, ne serait pas le sujet de prédilection de Nathalie Kosciusko-Morizet si l’on en croit un autre participant interrogé par INQ.
“Les discussions autour de la loi HADOPI ont tourné court, la ministre est restée politiquement correct” déclare ce blogueur.
Dernier point, la ministre aurait déclaré qu’elle voudrait bénéficier du plan de relance pour investir dans les TIC. L’Australie va investir 30 milliards de dollars dans un réseau FTTH… à quand la même chose en France ?
Selon un post de l'INQ

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