dimanche 18 janvier 2009

Vous avez dit "Pirates" ?


Très bonne année pour les pirates
La musique en ligne a explosé l’an dernier, avec 25% de hausse, ce qui signifie que les plateformes numériques comptent désormais pour 20% de toutes les ventes de musique enregistrée.

Les chiffres montrent que l’industrie musicale génère une grosse partie de ses revenus des ventes en ligne, plus que les industries du film, des journaux, des jeux et des magazines pris ensemble.

En Angleterre, la hausse est de 45%, soit 110 millions de morceaux de musique téléchargés en une année. Les ventes d’albums en ligne ont explosé de 65% à 10,3 millions d’unités.

Si tout semble aller pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles pour la musique en ligne, en fait ce sont les pirates qui semblent remporter la bataille.

L’IFPI estime que la proportion de musique pirate en ligne est de 95% sur les 40 milliards de fichiers partagés en 2008.

Les sommes d’argent ainsi non récoltées seraient de 180 millions de livres sterling par année en Angleterre, atteignant 1,1 milliards de £ d’ici 2012 si rien n’est entrepris pour stopper le phénomène.

L’Angleterre et la France sont en tête des pays européens décidés à appliquer la riposte graduée pour enrayer le phénomène qui en décide beaucoup à télécharger gratuitement plutôt que de payer pour la même chose.
John Kennedy, PDG de l’IFPI, déclare: “un débat capital est engagé concernant l’environnement dans lequel nos affaires, et tous ceux qui en vivent, dépend. Les gouvernements commencent à l’accepter dans le débat sur le contenu libre en impliquant les FAI dans la protection des droits de la propriété intellectuelle. Ne rien entreprendre n’est pas une option si l’on veut qu’un futur du contenu numérique commercial existe.”

Bizarrement, les statistiques d’IPSOS (datant de mai 2008) voudraient que 74% des Français arrêteraient de télécharger illégalement si leur FAI leur demandait poliment.

L’équipe de l’IFPI travaille dur pour combattre ce petit problème en augmentant le nombre de liens dénonçant du contenu illégal de 550′000 en 2007 à près de 3 millions l’an dernier.

Apparemment, ça n’a pas servi à grand-chose.
Traduction et adaptation d’un article d’Emma Hughes pour l'INQ.

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Linux oui, mais quelle distribution ?


Après avoir fait connaissance avec Linux et les logiciels libres, nous allons pouvoir aller plus loin, à savoir l'installation d'un système.
La configuration minimale supportée par Linux est un 386 avec au minimum 12 Mo de mémoire vive. Il va de soi qu'avec un tel foudre de guerre, vous ne pourrez pas aller bien loin, et une configuration minimale plus raisonnable serait plutôt un 486DX2 66MHz avec au moins 32Mo de mémoire pour une utilisation en mode texte. La quantité de mémoire est de loin le facteur le plus important, et si vous voulez utiliser l'environnement graphique X11, il faudra au minimum compter sur 64 Mo de mémoire vive.

Si, de plus, vous désirez utiliser les environnements graphiques modernes tels que KDE ou Gnome, 128 Mo seront nécessaires. N'importe quelle machine moderne peut donc parfaitement faire fonctionner Linux de nos jours, et vous n'aurez donc aucun problème à l'installer. Vous pourrez même transformer un vieux 486 ou pentium en routeur ou en pare-feu avec partage de connexion à Internet par exemple.
Même si les distributions les plus modernes permettent une installation quasiment transparente pour l'utilisateur, il est bon de savoir ce qui se passe en arrière plan. En effet, sauf dans le cas où l'on réaliser l'installation sur un disque dur dédié, l'installation de Linux requiert des manipulations susceptibles de détruire les données du système déjà en place, qui est généralement Microsoft Windows.

De plus, la bonne compréhension des opérations nécessitent une connaissance minimale des notions de base relatives à Linux et aux systèmes d'exploitation en général. Mais avant tout, il va falloir vous décider pour le choix d'une distribution parmi les nombreuses distributions Linux existantes...

1. Choix de la distribution

Comme vous le savez peut-être déjà, il existe un grand nombre de distributions Linux. Si l'une d'entre elles était réellement meilleure que toutes les autres, la question du choix ne se poserait pas, et il n'y aurait aucun problème. Mais en réalité, chaque distribution a son public, et le choix doit se faire en fonction de ses besoins et de ses désirs. Chose qui, évidemment, n'est pas forcément évidente quand on n'a jamais installé Linux !

Pour faire simple, et sans vouloir froisser les partisans de chaque distribution, on peut en première approche distinguer les distributions selon leur procédure d'installation. Si vous êtes un débutant total, il est probable que vous cherchiez à installer une distribution « grand public », telle que la Mandriva de la société éponyme, la Fedora Core soutenue par Redhat, ou la SuSE de Novell.

D'autres préféreront des distributions « moins commerciales », plus simples et plus fiable, qui ne s'appuient pas forcément sur les toutes dernières avancées technologiques. Ce sera le cas avec les distributions Debian, Ubuntu ou Slackware par exemple. Enfin, les intégristes de la pire espèce s'orienteront vers des distributions « orientées source », dont le principe est essentiellement de reconstruire tout le système lors de l'installation. Ceux-ci seront sans doute ravi avec la distribution Gentoo ou, s'ils veulent réellement tout refaire à la main, avec la distribution LFS. Je pense que vous êtes le plus à même de choisir la distribution qui vous conviendra le mieux, en fonction de vos compétences ou de vos appréhensions...

En revanche, dans une catégorie donnée, il n'est a priori pas évident de faire ce choix. Heureusement, il existe souvent une solution simple et rapide pour faire son choix : c'est tout simplement d'essayer chacune de ces distributions ! Non, je ne suis pas fou, je ne vous demande pas d'installer cinq versions de Linux les unes après les autres, juste pour que vous puissiez choisir celle que vous garderez...

Je parle ici de la possibilité d'utiliser les versions « Live » des distributions. Ces versions sont simplement des versions allégées et conçues pour tenir sur un CD amorçable. Il est donc possible de démarrer son ordinateur sur ces CD et, sans faire la moindre installation sur disque dur, d'évaluer une distribution. La plupart des distributions fournissent un CD Live (parfois même plusieurs, selon le niveau de fonctionnalité proposé). Vous pouvez télécharger sur Internet leurs fichiers ISO (format des images de CD et de DVD), à partir desquels tout bon logiciel de gravage peut graver un CD ou un DVD. Vous n'avez donc plus qu'à faire vos emplettes et tester...

En ce qui nous concerne, ce document a pour vocation de faire une description la plus générale possible de l'installation de Linux, et si possible la plus indépendante des différentes distributions existantes. Être exhaustif serait une perte de temps, et de toutes façon la qualité de la documentation obtenue serait sans doute moindre que celle des sites dédiés à chaque distribution. Par conséquent, seules trois distributions seront présentées, ce qui n'est déjà pas mal.Le choix de ces distribution ne préjuge bien sûr en rien de leur valeur, il a fallu tout simplement faire un choix. En pratique toutefois, ce choix a été orienté sur les différents systèmes d'installation existants. En effet, de nombreuses distributions sont dérivées d'autres distributions plus connues ou originelles, ce qui fait qu'il n'y a finalement pas autant de variantes de systèmes d'installation qu'il y a de distributions sur le marché.Les trois distributions présentées dans ce document permettent donc de voir les systèmes d'installation les plus classiques, et il sera aisé d'adapter les procédures d'installation de ce document aux autres distributions de même nature.

Ces distributions sont les suivantes :

* la distribution Mandriva, basée sur le système d'installation RPM, originellement développé par Redhat et également utilisé par SuSE ;

* la distribution Debian, basée sur le système d'installation apt, que de nombreuses autres distributions utilisent, comme par exemple les distributions Ubuntu et Knoppix ;

* et enfin la distribution Slackware, basée sur le système d'installation pkg, qui est moins populaire, mais qui reste d'une simplicité exemplaire.
... et d'autres encore ...

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